
Le transport routier de marchandises poursuit la baisse des rejets polluants
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ADEME | France | Grenelle de l'environnement | Pollution
le Samedi 03 janvier 2009
Depuis 1990, les émissions polluantes des poids lourds (NOx, CO...) sont encadrées par des normes anti-pollution européennes de plus en plus exigeantes qui ont permis de les diminuer d'environ 70%. Les normes Euro IV (obligatoire depuis le 1er octobre 2006) et Euro V (obligatoire à partir du 1er octobre 2009) devraient permettre une réduction supplémentaire de 80% des émissions de particules et de 30% pour les autres polluants.
Les émissions de CO2 du secteur des transports ont connu une hausse de 15,4% entre 1990 et 2006. Ainsi, ce secteur représentait en 2006 35% des émissions totales de CO2 dont 8,7% pour les poids lourds et 5,7% pour les véhicules utilitaires légers. Faire baisser les émissions de CO2, c'est également relever le défi de réduire la dépendance du secteur au pétrole afin de contribuer à la réalisation des objectifs fixés dans le cadre du protocole de Kyoto : ramener d'ici 2020 les rejets actuels de dioxyde de carbone (CO2) de l'ensemble des transports en France au niveau de 1990.
C'est dans cette perspective que le ministère de l'Écologie et l'ADEME (en concertation avec la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers et la fédération des entreprises de Transport et Logistique de France) ont donné le jour à une charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 : elle s'adresse aux sociétés de transport de marchandises et elle a été signée en mars 2007 par six entreprises. Puis cette démarche a été consolidée par l'élaboration d'outils et de méthodes adaptés aux attentes et aux besoins des transporteurs grâce à la participation de ces 6 premières entreprises signataires.
10 autres entreprises de transport routier de marchandises ont signé en décembre 2008 la charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 : Alloin, Collisimo, Geodis (BM et Calberson), LTR Transports Vialon, le Groupe Norbert Dentressangle, Premat, Rouch Intermodal, Sogep, Transalliance et Veynat Transports. Cette séance de signature a marqué aussi le déploiement national de la démarche "Objectif CO2 - Les transporteurs s'engagent".
Les chartes signées concernent près de 16 000 poids lourds en France et 18 000 conducteurs. Les plans d'actions d'une durée de 3 ans envisagés par les entreprises permettront d'économiser environ 90 000 tonnes de CO2 et la consommation de plus de 20 millions de litres de gasoil.
Les conclusions du Grenelle de l'Environnement ont retenu l'objectif de diminuer de 20% d'ici 2020 les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de l'ensemble des transports dans l'hexagone. Petit rappel : cet objectif a été repris dans le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'Environnement (adopté à la quasi-unanimité le 21 octobre 2008 par l'Assemblée nationale en première lecture).

Quand E-commerce rime avec Ecologie
Publié dans Les actualités | Par Cedric
La Fevad publie les résultats d'une étude sur l'impact environnemental de l'achat sur internet réalisée par Estia et Médiamétrie//NetRatings. Cette étude permet de mesurer les effets environnementaux d'un achat en ligne comparé à un achat traditionnel, notamment en termes d'émissions de CO2.
Selon les résultats de l'étude, il ressort que l'achat sur internet présente de sérieux atouts sur le plan de l'environnement. En effet, le modèle e-commerce présente un bilan positif sur l'ensemble des critères environnementaux étudiés.
Des dizaines de milliers de km non parcourus
L'ensemble des déplacements induits par plus de 5 400 livraisons de produits commandés sur Internet, a pu être analysé et comparé avec les déplacements qui auraient été nécessaires pour se procurer les produits équivalents dans le circuit classique de distribution. Cette étude a été réalisée en amont par Médiamétrie//NetRatings pour connaître le comportement des consommateurs en matière d'achat sur Internet et d'achat dans le circuit traditionnel. La notion de livraison retenue pour cette étude correspond au trajet spécifique réalisé, soit par le transporteur, soit par le client, entre le dernier lieu de dépôt de la marchandise et le domicile du client final.
Pour les seuls trajets réalisés par les clients, le modèle e-commerce se traduit par une distance totale « non parcourue » de 53 000 km sur l'ensemble des livraisons étudiées, ce qui donne un chiffre moyen de 10,09 km économisés par livraison. Par ailleurs, la part des déplacements réalisés à pied est plus élevée dans le modèle e-commerce.
Près de 4 fois moins d'émission de gaz à effet de serre
En limitant les déplacements, l'e-commerce permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont on connaît l'influence néfaste sur le changement climatique.
Pour un colis « standard», le modèle e-commerce permet en effet de diviser les émissions de gaz à effet de serre par un facteur proche de 4. En valeur absolue, l'économie moyenne de CO2 réalisée sur les déplacements s'élève à 2,670 kg éq. CO2 par livraison. A l'échelle des 290 millions de livraisons réalisées chaque année par ColiPoste et Kiala, celà représente un potentiel de réduction de 768 000 tonnes de CO2.
Ce chiffre impressionnant correspond à la quantité de carbone que pourrait stocker une forêt de 126 000 hectares au cours de sa croissance annuelle. Par exemple, cette superficie équivaut à 4,5 fois celle de la forêt de Fontainebleau ou bien 6 fois celle de Rambouillet.
Une consommation des ressources non-renouvelables réduite par 4,5
Pour un nombre identique de livraisons effectives, le modèle e-commerce permet de diviser par 4,5 la consommation de ressources non-renouvelables liée aux déplacements. Rapportée à l'ensemble des livraisons réalisées par ColiPoste et Kiala en une année, l'économie de ressources non renouvelables dépasse 4 170 Gigawattheures.
Cette énergie primaire correspond aux besoins annuels de chauffage d'un département français tel que la Charente Maritime.
339 années de vie saine économisées chaque année
Rapporté à un nombre identique de livraisons effectives, le modèle e-commerce permet de diviser par 2,81 les impacts sur la santé humaine. A l'échelle de l'ensemble des livraisons réalisées par ColiPoste et Kiala en une année, le modèle e-commerce permet de « sauver » l'équivalent de 339 années de vie saine.
L'étude montre par ailleurs que le recours au modèle e-commerce permet également de libérer du temps. Ainsi, chaque achat se traduit en moyenne par un gain supérieur à 20 minutes sur les seuls déplacements (ce calcul ne tient pas compte du temps passé dans les commerces pour réaliser les achats, ni du temps de connexion).
Un meilleur respect de la biodiversité
Rapporté à un nombre identique de livraisons effectives, le modèle e-commerce permet de diviser par 2,97 les dommages causés aux écosystèmes. En minimisant les émissions de polluants, la réduction des déplacements favorise aussi la préservation de la biodiversité.
L'e-commerce : un moyen de se rapprocher de l'objectif « facteur 4 » prévu par le Grenelle de l'environnement
Selon l'étude, les impacts environnementaux liés au temps de connexion à internet et à l'éventuel emballage de transport restent tout à fait négligeables par rapport aux bénéfices environnementaux résultant de la réduction des déplacements (en moyenne moins de 0,150 kg CO2 éq. par livraison).
D'une manière générale, l'étude démontre que ce nouveau mode d'achat, qui se traduit par une réorganisation des déplacements des particuliers, constitue une opportunité sérieuse de se rapprocher de l'objectif « facteur 4 », consistant à diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 .
Le développement et l'optimisation du modèle e-commerce pourrait ainsi constituer une des voies permettant d'atteindre les objectifs de la société à 2 000 watts , qui « permet un équilibre entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement et garantit ainsi à tous un « bon » niveau de vie ».
Mots clés : E-commerce, écologie, Environnement, FEVAD